Depuis plusieurs jours, le mouvement de grève des animateurs et des directeurs de centres de loisirs perturbe fortement les temps périscolaires et la restauration scolaire. Cette situation pèse lourdement sur les familles, en particulier celles qui ne disposent d’aucune solution de garde. Elle révèle surtout une crise profonde qui ne peut être réglée ni par la mise en cause des grévistes, ni par une guerre de courriers.
Le droit de grève est un droit fondamental. Les revendications exprimées par les agents — conditions de travail, effectifs, stabilité des équipes, précarité de certains contrats, rémunération, accès à la formation, protection face aux mises en cause et clarification de l’organisation — doivent être entendues et recevoir des réponses précises. Un courrier du maire reconnaît lui-même l’existence de 37 vacances de poste à la rentrée et indique que 18 recrutements supplémentaires restent nécessaires pour atteindre le taux d’encadrement pantinois.
Nous appelons à une sortie de crise. Les agents grévistes doivent être respectés. Les familles doivent être informées avec clarté et dans les meilleurs délais. La sécurité et le bien-être des enfants doivent rester la priorité absolue. Enfin, le dialogue avec l’organisation qui porte le mouvement doit reprendre sans préalable, autour de propositions écrites, chiffrées et assorties d’un calendrier.
L’urgence est aujourd’hui de sortir de l’affrontement. Nous demandons au maire de réunir sans délai une table ronde associant les organisations syndicales mobilisées, une délégation mandatée par les agents, les élus concernés et l’administration, afin d’aboutir à un protocole de sortie de crise public, précis et vérifiable.
À Pantin, le périscolaire n’est pas une simple solution de garde. C’est un service public éducatif essentiel. Celles et ceux qui le font vivre méritent reconnaissance, stabilité et respect. Les enfants et leurs familles méritent un service sûr et de qualité.
Les élus du groupe Osez Pantin

