Depuis quelques jours, les lycéennes et les lycéens des trois lycées publics de Pantin se mobilisent légitimement face à la dégradation des conditions d’étude : classes trop chargées, insuffisance des remplacements, manque de personnels éducatifs, de santé et administratifs, bâtiments inadaptés mais aussi difficultés croissantes à construire un parcours d’orientation choisi.
Ces revendications appellent des moyens durables pour l’Éducation nationale, des conditions d’apprentissage dignes, des équipes en nombre suffisant, une attention réelle portée à chaque élève et la suppression de Parcoursup.
Les lycéennes et les lycéens doivent pouvoir faire entendre leur voix, dans un cadre sécurisé et respectueux. Cela suppose de privilégier l’écoute, et le dialogue, plutôt que des réponses exclusivement répressives et trop souvent très fortement disproportionnées voire violentes.
Nous leur apportons tout notre soutien et particulièrement à celles et ceux placés en garde à vue au cours de ces quarante-huit dernières heures, molestés ou victimes de l’usage de gaz lacrymogènes devant les établissements pantinois, ainsi qu’a l’enseignante du lycée Simone-Weil qui a été blessée.
Mercredi soir, le conseil municipal de Pantin a adopté à l’unanimité un voeu demandant à la Région Île-de-France d’engager la reconstruction du lycée Marcelin-Berthelot.
De nombreux élus de gauche, de l’opposition et de la majorité, ont exprimé leur soutien à ces mouvements. On ne peut que regretter que le Maire n’ait pas exprimé le sien ni par sa présence ni dans les écrits qu’il a publié.
Appeler au calme est nécessaire, mais l’apaisement ne sera durable que si la protection des jeunes est garantie et si des réponses concrètes sont enfin apportées aux conditions indignes dans lesquelles ils étudient. Ils peuvent compter sur nous.

